PPE 2019 : la place de l’hydroélectricité | Orygeen

PPE 2019 : la place de l’hydroélectricité | Orygeen 2019-03-13T16:15:30+00:00

Project Description

Analysons aujourd’hui le moyen de production « vert » le plus prolifique en France, l’hydroélectricité. Que doit-on retenir du projet de PPE 2019 pour cette énergie renouvelable ? Découvrez la situation actuelle, les objectifs, les mesures attendues et notre commentaire.

Hydroélectricité : quelle est la situation actuelle et quels sont les objectifs fixés par la PPE 2019 ?

En 2017, la production s’est élevée à 53,6 TWh, soit 10% de la production électrique de l’Hexagone. L’expertise française dans le domaine de l’hydroélectricité est aujourd’hui reconnue à travers le monde entier.

La puissance installée de l’énergie hydraulique représentait 25,3 GW en 2017, les objectifs fixés par la PPE en 2023 représentent de 380 à 630 MW de capacité supplémentaire.

Les objectifs 2028 sont compris entre 26,4 GW et 26,7 GW de puissance installée, soit une croissance faible qui placera l’hydraulique derrière les 39 GW de l’éolien ou les 40 GW du solaire.

Quelles mesures doit-on retenir du projet de PPE 2019 pour l’hydroélectricité ?

L’augmentation de 1200 MW de puissance installée d’ici 2028 est accompagnée de plusieurs mesures :

  • Optimiser la production et la flexibilité́ du parc hydroélectrique, notamment au travers de suréquipements et de l’installation de centrales hydroélectriques sur des barrages existants non équipés ;
  • Mettre en place un dispositif de soutien à la rénovation des centrales autorisées entre 1MW et 4-5MW ;
  • Lancer l’octroi de nouvelles concessions sur quelques sites dont le potentiel aura été́ identifié ;
  • Lancer des appels d’offres pour la petite hydroélectricité́ selon le tableau ci-dessous :

Notre commentaire sur la PPE 2019 pour l’hydroélectricité :

Comparée aux autres énergies renouvelables, l’ambition de la PPE 2019 est faible sur l’hydroélectricité. L’infrastructure existante en grands barrages dans l’Hexagone limite le potentiel de croissance même si certains sites peuvent être équipés. Les résistances locales à de nouveaux grands projets en montagne sont cependant fortes et les minis et micros centrales au fil de l’eau seront surement le seul vrai axe de développement de nouveaux sites à actionner. Pourrions-nous aussi envisager une politique de rénovation des sites existants plus volontariste afin de significativement augmenter la capacité grâce à des technologies de turbines plus performantes ?